Contribution au débat sur le SCOT

publié le 30 mars 2011 à 13:20 par EcojardinsFontainois   [ mis à jour : 31 mars 2011 à 12:27 ]

Le SCOT c'est un document d'urbanisme qui fixe, à l’échelle de plusieurs communes ou groupement de communes, les orientations fondamentales de l’organisation du territoire et de l’évolution des zones urbaines, afin de préserver un équilibre entre zones urbaines, industrielles, touristiques, agricoles et naturelles." (cf. wikipedia) Nous vous invitons à lire la lettre ci dessous rédigée par un collectif d'association partenaire et à la signer si elle vous parle.  

Voici le lien pour la signer :

 https://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dDhCMTdVdkN2MmdPZFBpM2NaSzRyQkE6MQ


Texte de la lettre:

Grenoble, le 31 mars 2011

 

Objet : contribution au débat publique

concernant le Schéma de Cohérence Territoriale de la Région de Grenoble

 

Nous, habitants soucieux d'un environnement de qualité pour tous, et associations œuvrant pour faire vivre nos territoires, souhaitons apporter notre contribution dans le cadre de l’élaboration du SCoT de la Région Urbaine Grenobloise. Au quotidien, nous nous engageons pour davantage de solidarités sur nos territoires, pour une nature vivrière en ville, pour une responsabilisation de chacun sur nos lieux de vie, pour une culture du “faire soi-même”,  pour une alimentation saine accessible à tous, pour un rapprochement ville-campagne et producteurs-consommateurs... Concrètement, les initiatives solidaires et citoyennes que nous portons s’articulent autour de jardins collectifs, d'habitats groupés, d'ateliers bois, d'agriculture urbaine et peri-urbaine, de circuits-courts...

 

Nos actions sont en adéquation avec les enjeux de développement durable et soutenable, qui sont au cœur de votre réflexion à travers la mise en place du SCoT, à savoir « assurer la qualité de vie, la sécurité (environnementale) et la santé des habitants ; préserver les ressources et l'environnement urbain ; relever les défis du changement climatique. »

 

Afin que ces enjeux deviennent une priorité, et non une simple variable d'ajustement, il est important de travailler sur un rapport au foncier qui donne une place au végétal et aux initiatives éco-responsables. Aujourd’hui, quels sont les moyens proposés pour passer à l’acte ? Quels outils fonciers proposez vous pour développer la fonction nourricière de l'agriculture de proximité ? Quels accès au foncier pour les initatives éco-responsables ? Comment faire pour que nos intentions politiques ne soient pas soumises aux lois de la spéculation immobilière ?

Voici des pistes de propositions que nous souhaitons partager :

·       Définir des Zones Vivrières et Comestibles non constructibles en milieu urbain et péri-urbain

·       Dédier des espaces collectifs pour le jardin et le compost à chaque nouvelle construction

·       Protéger le patrimoine agri-culturel de proximité (jardins, arbres fruitiers, forêts...)

·       Définir des corridors verts aussi appelés corridors biologiques ou écologiques

·       Réserver un ou plusieurs espaces pour des projets d’habitat groupé dans chaque nouvelle ZAC ou éco-quartier

·       Mettre à disposition des espaces-ateliers,  pour fabriquer des meubles en bois, transformer des légumes, réparer son vélo, ... dans chaque quartier

·       Proposer des terrains par le biais d’appels à projet dédiés. Cette procédure permet aux collectivités de favoriser des projets qui répondent aux priorités de leurs politiques publiques.

 

Pour en finir avec une ville "tout bitume", il est également nécessaire que le SCoT préconise la mise en place des partenariats étroits entre les associations telles que les nôtres et les structures intercommunales de nos territoires. En effet, sans la participation des citoyens, aucune politique publique ne peut s’accomplir pleinement. Nos associations sont un relais indispensable permettant à la fois aux citoyens de comprendre et de s’approprier les enjeux globaux défendus par le SCoT, et aux collectivités de s’appuyer sur l’expertise citoyenne pour la mise en œuvre concrète d’actions sur le terrain. A titre d'exemple, les grandes villes françaises qui investissent le sujet des jardins collectifs aujourd’hui ont établi des chartes ou encore des conventions avec les associations pour donner davantage de place et de légitimité aux jardins.

 

Les premières associations et collectifs co-signataires : Brin d'Grelinette et le réseau des jardins collectifs de l'agglo, Alliance PEC Isère, Les HabILeS - Habitats Isérois Libres et Solidaires, Grenoble en Transition, Collectif permaculture Rhône-Alpes, La PASSION du BOIS, Les éco-jardiniers fontainois...

 

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